Egypte : une présidence bien mal acquise

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Le suspense avant l’annonce du résultat du scrutin de 2012 opposant le Frère Musulman Mohammed Morsi, à un apparatchik de l’Ancien Régime, Ahmed Shafiq, avait été insoutenable. Les deux hommes étaient au coude à coude. Finalement, Morsi l’avait remporté avec 51,7 % des voix. Cette fois-ci, pas de suspense : tout le monde savait, avant le match, que le maréchal Abdel Fattah El-Sissi remporterait le scrutin contre son adversaire le nassériste Hamdeen Sabbahi comme lors d’un des plébiscites de Moubarak. La question était de savoir avec combien de voix il obtiendrait la victoire et quelle serait la participation.

La construction d’un mythe

Depuis le renversement du président Morsi par l’armée, Sissi a été présenté comme l’homme providentiel. Il sauvait à lui seul, l’Égypte des terroristes. Pour donner du poids à l’argument qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’État : l’armée n’ayant agi que sous la pression populaire, l’homme avait fait savoir qu’il ne se présenterait pas aux présidentielles. Quelques mois plus tard, face à la même « pression populaire », il n’avait eu d’autre choix que de répondre à l’appel du peuple et d’accepter de se porter candidat à la présidence. La popularité de Sissi est indéniable, mais a été alimentée par un système médiatique aux ordres. On a bien assisté à la construction d’une image, d’un mythe : on ne compte plus les produits dérivés à l’image de Sissi, des chocolats aux petites culottes. Les commentateurs TV, les artistes en dressent un portrait hagiographique. Alaa Al-Aswani, pro-révolution mais viscéralement anti Frères Musulmans voit en lui un héros national. Contrairement à ses prédécesseurs, et génération oblige, Sissi n’a pourtant participé à aucune guerre. Sissi avait aussi le soutien sans faille des pétromonarchies du Golfe (à l’exception notable du Qatar). Celles-ci ont promis un véritable plan Marshall pour l’Égypte en cas de victoire de Sissi. Un chanteur émirati a même écrit une chanson pour l’Égypte, afin d’encourager les Égyptiens à aller voter. Anecdote : la musique est signée Amr Mostafa, ce pro-Moubarak anti-révolutionnaire est persuadé que le soulèvement populaire et ses conséquences sont le résultat d’une manipulation des Francs-Maçons. Il y a eu un formidable tapage médiatique autour du candidat : on parle beaucoup de lui, mais lui ne parle pas. Pas de débat, et très peu d’interventions TV. Il a néanmoins fait plusieurs meetings dont certains regroupaient uniquement des femmes déjà conquises. Il ne parle pas de son programme mais joue la séduction. Ses contradicteurs disent qu’il n’a pas de programme, ces alliés disent que c’est un programme qu’il faut garder secret : il ne faut pas donner d’informations à l’ennemi. Les pro-Sissi qualifient ces élections de noces. L’Égypte est la mariée et Sissi va l’épouser et la protéger.

Le baiser de l’époux à sa jeune épouse (équivalent du « Vous pouvez embrasser la mariée » en Occident) par Philippe Fakry

Les opposants

Tout le monde ne voit pas ces élections comme une noce à commencer par les Frères Musulmans, qui, continuant à filer la métaphore, les qualifient d’adultère. Ils parlent aussi « des élections du sang » : le nouveau président est non seulement élu après un coup d’État qui s’est soldé par le plus grand massacre de manifestants depuis Tienanmen (les ministères ont décidé de ne plus communiquer les chiffres au-delà des 1000 morts) lors de l’évacuation des places occupées par les Pro-Morsi, et il est, de plus, celui qui a conduit le coup d’État et ordonné l’évacuation des places. Les Frères Musulmans, ne reconnaissant qu’un seul président légitime, Mohammed Morsi, en prison comme tous les principaux leaders de la confrérie, n’ont pas voté.

Les révolutionnaires ont également boycotté le scrutin. Eux, qui avaient été le fer de lance du soulèvement du 25/01, eux qui avaient repris la rue le 30/06 pour demander des élections présidentielles anticipées se sentent trahis, trompés. Beaucoup d’entre eux avaient voté pour Sabbahi en 2012, mais cette fois-ci, ils refusent de participer à cette mascarade d’élections à deux candidats dont le résultat est couru d’avance. Leurs leaders sont aussi en prison (Ahmed Maher) ou sur le point d’y retourner (Alaa Abdel Fattah).

Et puis, il y a les autres, ce ne sont pas des opposants, mais ils n’ont pas voté aux élections précédentes (autour de 50 % d’abstention aux élections précédentes) : tout cela ne les concerne pas. Il s’agit souvent des plus pauvres mais pas seulement. Beaucoup d’Égyptiens qui avaient pu voter pour l’un ou l’autre candidat, sont juste las de la situation, de l’instabilité et ne sont pas convaincus que l’élection de Sissi va remettre le pays sur les rails. Et puis de toute manière, tout le monde dit qu’il sera le vainqueur ; si les jeux sont faits, à quoi bon se déplacer.

Un taux de participation catastrophique

« Je parie sur un taux de participation historique » avait dit Said Ali du quotidien Al Ahram. Et pourtant, dès le premier jour, des témoins rapportent qu’il n’y a pas beaucoup d’attente devant les bureaux de vote, hormis dans ceux où votent les femmes. Victor Salama (@vicoSalama) me le confirme « Mon bureau de vote était vide ce matin à 11.30 à Dokki. En revanche, celui des femmes était bondé et très enthousiaste ». Photo postée en début d’après-midi sur Twitter par @Mamoudi_M (credit : RASSD.COM) Permalien de l'image intégrée

Des hauts parleurs, installés aux frais d’on ne sait trop qui, diffusent des chants patriotiques depuis longtemps associés à Sissi. Les femmes sont heureuses. Dans une vidéo publiée sur Youtube puis retirée, on voyait une femme en niqab danser parfois accompagnée de deux femmes en foulard. Il s’agit bien d’une noce…

Les électeurs ne sont pas au rendez-vous, hormis les femmes et les vieux. @BigPharaoh remarque « Sissi devrait s’inquiéter, non parce que le taux de participation jusqu’à maintenant est relativement bas mais parce que le taux de participation de la jeunesse urbaine est très bas » Effectivement, sur les 54 millions d’Égyptiens inscrits, 60 % ont entre 18 et 40 ans. Le deuxième jour d’élection a été déclaré chômé dans la fonction publique, pour faciliter les déplacements aux bureaux de vote. Plus tard dans la journée, la fermeture de grands centres commerciaux est ordonnée au cas où certain(e)s en profiteraient pour aller faire du shopping. Les bureaux de vote resteront ouverts plus tard.

Les médias pro-Sissi et leurs commentateurs sont en plein désarroi. Il est évident qu’ils ne s’attendaient pas à ça. Et on assiste alors à des déclarations en direct hallucinantes qui marqueront les annales de la télévision égyptienne.

L’auteur du montage en partie retranscrit ici a dû préciser que ce n’était pas un canular. (A visionner, même si on ne comprend ni l’arabe, ni les sous-titres en anglais)

Une femme appelle en larmes : je suis si triste aujourd’hui             Le présentateur : Pourquoi ? Pourquoi ?                                           La femme : les bureaux de vote sont vides.

Un autre présentateur hurlant : je vais m’ouvrir les veines pour l’Égypte ! Là, tout de suite, en direct. Pour que les gens sortent voter.

La présentatrice : où sont les gens ? Où est le peuple?

Un autre présentateur (très en colère) : mais qu’est-ce que vous voulez ! J’embrasserais les pieds de vos parents ! QU’EST-CE QUE VOUS VOULEZ ?

Présentateur : la participation dans les villes du sud de l’Égypte est à peu près de…. 10 %

Un invité au téléphone : Qu’est-ce que vous voulez ? Vous voulez que le monde dise que seulement 15 millions d’Égyptiens sont sortis voter ? Et qu’on a des gens… comme des activistes… qui seraient 30 ou 40 millions ?  

Présentateur : Et ceux qui sont avachis, et ceux avec leur ventilateur dans leur galabyia blanche qui ne veulent pas être embêtés. Et ceux qui ont l’air conditionné. Je jure devant Dieu, je vais leur demander de couper l’électricité demain, dans toutes les maisons, comme ça, la clim ne marchera pas. Et les gens sortiront.

Présentateur : Finalement, la scène devant les bureaux de vote… devant beaucoup de bureaux de vote.. n’est pas la scène que nous désirons voir..

Présentatrice : Ça serait désastreux si elle prenait ce jour de congé juste pour faire un peu de shopping et puis rentrer à la maison et faire la cuisine.                                                                  Présentateur : Qu’elle se tue                                                    Présentatrice : ça serait un désastre monstrueux.                                Présentateur : Elle devrait se tirer une balle

Les abstentionnistes sont traités de terroristes, de traîtres « Tout ceux qui ne votent pas sont en train de faire du bouche à bouche aux terroristes, et donnent aux Américains et aux Occidentaux une bonne raison de faire des commentaires sur le 30/06 [...] Sortez voter! Même si vous votez blanc, allez voter. Sinon, vous êtes un traître » dit Moutapha Bakry très en colère. Ils sont menacés. Le premier Ministre lui-même annonce mardi 27 que l’article 43 du code électoral sera appliqué. Il prévoit l’imposition d’une amende de 500 LE (un peu moins de 50 Euros) à toute personne qui n’a pas été votée et qui n’a pas d’excuses valables. Mesure totalement impopulaire et difficilement applicable qui peut cependant avoir un impact sur certaines personnes fragiles. Les salafistes qui soutiennent Sissi organisent des tournées de microbus gratuits à Alexandrie pour emmener les gens voter. Le journal Al-Ahram précise que seules les femmes sont conduites au bureau de vote.

Mais dans l’ensemble, ces menaces, accusations, voire cajoleries ont peu de succès. Marion Guénard (Le Monde) tweete : « Zamalek. 2e jour, midi. 1600 votants sur 3800 inscrits. Des vieux, toujours des vieux » Zamalek est un quartier huppé. A 12.51 « On parle 20 millions de votants pour l’instant sur 53 millions inscrits. Taux de participation en berne » A la même heure @bourzou se moque des manifestations de joie à la mode Qaddhafi devant un bureau de vote vide. Photos à l’appui 

@vdesc (Vanessa Descouraux : Radio France) : « Vous ne l’entendrez par sur les médias traditionnels mais l’Égypte est en train de vivre une petite révolution par les urnes #asbtention » Les journalistes égyptiens et étrangers ne savent plus trop quoi raconter face à ces bureaux de vote vides. Un journaliste d’Al-Ahram rapporte que les 4 bureaux de vote qu’il a visité au centre-ville sont quasi déserts et que les policiers et militaires « s’ennuient à mourir ».

Après avoir vitupéré les abstentionnistes, sans succès, il fallait trouver un responsable. C’est à cause de la chaleur. Il fait chaud, c’est vrai, la barre des 40°C a été franchie, mais il faisait aussi très chaud les 15 et 16 juin 2012 et malgré tout, 52 % des électeurs s’étaient déplacés… La commission électorale décide donc qu’il y aura un troisième jour de vote, pour donner une dernière chance aux abstentionnistes de faire leur devoir.

Au QG de Sabbahi, on s’insurge : ce troisième jour, c’est pour mieux manipuler les chiffres, il porte plainte. Les pro Sabbahi demandent à ce dernier de se retirer de la course, il n’en fera rien, cependant ses observateurs quitteront les bureaux de vote. Pour ne pas être en reste, le QG de campagne de Sissi protestera aussi et déposera une plainte contre ce troisième jour arguant que cela ajoutait de la confusion.

Et le 3° jour 28/05 10.51 Marion Guénard « Pas un chat devant les bureaux de vote à Sayyeda Zeinab. Gros fail des gesticulateurs médiatiques » A la lecture des témoignages des journalistes, il paraît évident que cette troisième journée de vote est un coup pour rien.

Des résultats « miraculeux »

Et pourtant, à l’annonce des résultats officieux le soir même, on nous apprends que le taux de participation est de 44 %! Les résultats officiels publiés mardi 3 juin hisseront même ce taux à 47,5 % dans un pays où depuis deux ans, les taux de participation ont rarement dépassé 50 %. C’est donc un taux inespéré eu égard à la faible fréquentation des bureaux de vote et par conséquent, un taux plus que douteux. Avec 96,91 % des voix, Sissi remporte la présidentielle de 2014 avec un meilleur taux que Moubarak lors de l’élection de 2005 (il n’avait obtenu « que » 88,6 % des voix). Il a reçu près de 24 millions de voix, c’est 10 millions de plus que pour Morsi en 2012. Personne n’est dupe, l’élection présidentielle ne se jouait pas entre Sabbahi et Sissi mais bien entre Sissi et Morsi. Peu importe que la participation officielle soit légèrement inférieure en 2014, Sissi a obtenu plus de voix et peut donc se prévaloir d’une plus grande légitimité. Officiellement Sabbahi a obtenu 3,9 % des suffrages exprimés. Je regrette néanmoins que le résultat du vote ne tienne compte que des bulletins valides.

Le vrai résultat de l’élection est le suivant.

prez2014Sabbahi avait créé la surprise en 2012, se hissant à la troisième place et engrangant 21 % des voix. Dans cette élection à deux candidats, il crée de nouveau la surprise en dégringolant à la 3° place après les votes nuls. Plus de 4 % d’électeurs, soit plus d’un million d’Égyptiens se sont déplacés jusqu’au bureau de vote pour exprimer leur opposition aux deux candidats. Phénomène intéressant.

Tout en reconnaissant sa défaite, Sabahi dénonce des irrégularités. Plusieurs journalistes ont également témoigné avoir vu des fraudes manifestes. Ainsi, Samer Al-Atrush (@SameralAtrush) rapporte que leur caméraman a vu un bulletin sur lequel était insrit « Sissi meurtrier » être comptabilisé comme un bulletin en faveur de Sissi. Dans une vidéo (muette), on voit un homme assis à une table prendre un bulletin après l’autre et cocher à chaque fois Sissi. Il est assisté d’un homme en uniforme qui emporte les bulletins. La commission électorale affirme que cette vidéo est un montage, que les bulletins sont plus grands que ceux utilis et qu’il n’y a pas de tampon. La vidéo est d’assez mauvaise qualité, difficile de savoir.

Un résultat peu crédible

Le résultat (et surtout le taux de participation) n’est pas crédible parce que  :

1° les journalistes et votants ont bien constaté que les bureaux de vote sont restés quasi vides pendant les trois jours. La fréquentation n’avait rien à voir avec celle de 2012. Certains arguent qu’on avait l’impression qu’il y avait moins de monde parce qu’il y avait plus de bureaux de vote. Pour que cela soit vérifié, il aurait fallu quadrupler le nombre de bureaux de vote. En 2012, certains attendaient jusqu’à 4 heures pour voter! En 2014, les bureaux de vote sont passés de 13099 à 13899. Argument non recevable

2° Cependant, la meilleure preuve de la non crédibilité du taux de participation est donnée par les pro-Sissi eux-mêmes. Les lamentations et autres cris de désespoir poussés par les présentateurs TV montrent que la participation ne correspondait pas à leurs attentes. Mais pourquoi donc, ne se sont-ils pas tus? Pourquoi n’ont-ils pas été promenés leur caméra, là où il y avait un peu de monde? Tout simplement parce qu’ils se sont fait prendre à leur propre jeu. La ferveur populaire n’est finalement pas si forte que cela et la Sissi mania a été montée en épingle. Les médias ont fini par croire ce qu’ils disaient et ont cru que l’Égypte entière partageait la même vénération pour leur héros. Ils étaient, par conséquent, persuadés, que les Égyptiens iraient voter comme pour donner une preuve d’amour. C’est la raison pour laquelle on a pu lire cette profonde incompréhension sur le visage de ces présentateurs. Ils ont pu saisir lors de ces trois journées de vote le fossé profond entre leur monde et celui des Égyptiens. La puissance de leur effroi est le meilleur baromètre donnant une indication du réel taux de participation, un baromètre bien plus sûr que le taux de participation officiel.

La légitimité du nouveau président

Est-ce que cette tricherie évidente entache la victoire de sissi? Alain Gresh considère que c’est là, la première défaite du candidat Sissi. Et citant sept mouvements de jeunes : « L’idole est tombée avant même de devenir un Dieu ». Les événements de ces trois dernières années ont montré à quel point l’Égypte pouvait être versatile. S’enthousiasmer pour l’élection d’un président et le vouer aux gémonies un an plus tard. Sissi a été élu sans enthousiasme (ou si peu). En attendant, les pro-Sissi crient victoire, les accusations sont pures mensonges fomentés par les Frères Musulmans. Les anti-Sissi sont persuadés de la manipulation du taux de participation. Objectivement, cela fait perdre de la légitimité au nouveau président mais finalement, même si les résultats n’avaient pas été gonflés, il aurait tout de même remporté le scrutin.

L’adoubement du nouveau président.

Le 30 mai, lendemain du dernier jour de vote et avant même la promulgation des résultats officiels, le compte twitter officiel de Laurent Fabius entérinait la présidence de Sissi. « Election d’Abdel Fatah al-Sissi en #Egypte – La France lui souhaite du succès dans l’accomplissement de sa haute mission. » L’enthousiasme du ministre des affaires étrangères serait-il lié à un contrat d’un milliard d’Euros signé par Sissi lui-même?     Extrait de l’article paru dans Jeune Afrique :  « Alors que la victoire d’Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle égyptienne a été officiellement proclamée mardi, les relations avec la France semblent au beau fixe. Le constructeur naval français DCNS vient de signer pour 1 milliard d’euros de contrat avec la marine égyptienne. [...]Abdel Fattah al-Sissi, que certains affirment plus autoritaire que son prédécesseur Hosni Moubarak, est pour le moment dans un très bon état d’esprit vis-à-vis de la France. Et l’armée égyptienne figure parmi les bons clients de l’industrie militaire française. Selon une source proche du dossier, qui s’est confié, mercredi 4 juin, à l’AFP, le constructeur naval DCNS a ainsi signé un contrat pour fournir quatre corvettes Gowind à la marine du pays, avec une option sur deux supplémentaires. Le contrat a été signé « il n’y a pas longtemps », a-t-elle précisé. »

L’Union Européenne, quant à elle, semble avoir eu bien du mal, à se mettre d’accord sur une déclaration commune. Finalement, là encore, le pragmatisme l’emporte. « L’UE félicite Abdel Fattah El-Sissi, nouveau Président d’Égypte et croit en sa capacité à s’atteler aux grands défis auxquels le pays fait face ». L’UE est certes préoccupée par la situation des droits de l’homme mais donne l’adoubement au nouvel homme fort d’Égypte. Peu importe, le taux de participation ridicule et truqué : c’est un président légitimé.

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